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«Comme le disent un certain nombre d'observateurs : Saint-Étienne fait partie des villes qui peuvent basculer à gauche lors de ces municipales ». Jean-Jack
Queyranne n'était pas le seul à partager ce sentiment, hier soir, dans un Centre de congrès bondé. Comme le président de la Région, la gauche rassemblée autour du socialiste Maurice
Vincent croit plus que jamais en « ce vrai changement ». Et, le répète à l'envi durant un show cadencé de plus de deux heures et demi, lors de cette deuxième phase de la campagne : la
présentation des cinquante-neuf colistiers.
« Il y a sept mois, jour pour jour, Régis Juanico et moi avons enlevé deux circonscriptions à la droite. Ségolène Royal est arrivée en tête à la présidentielle. Tout cela prouve
que le retour de la gauche est possible » scande Jean-Louis Gagnaire.
Alors, Maurice Vincent invite les électeurs stéphanois de dire « stop » à la droite. « Elle est au pouvoir depuis si longtemps à Saint-Étienne, elle ne peut être quitte de son
bilan ». Et, d'intégrer dans ces critiques le candidat du MoDem, Gilles Artigues, qui « a soutenu la politique du maire sortant pendant deux mandats ».
Pour elle, le renouveau urbain n'est qu'une « agitation urbanistique ». Elle préconise de « créer une ville pour les Stéphanois avec les Stéphanois en ouvrant les portes et les
fenêtres à la démocratie ». Et, pour démontrer que « Saint-Étienne pour tous avec un avenir pour chacun est possible », sont conviés sur la scène des élus de la Région, du département
et du Sénat. Des membres de son comité de soutien. Des personnalités locales. Au total, ils sont treize à parler d'une même voix de ce changement souhaité. Même l'humoriste local
Jean-Luc Epallle s'en mêle. Dans ses sketches qui ponctuent la soirée, il caricature gentiment la générosité stéphanoise et crie haro sur le baudet (Michel Thiollière ?).
De quoi détendre l'atmosphère. Car, si tous semblent croire en la possible victoire de la gauche, le 16 mars, le sourire n'est pas de mise sur les visages. Le ton est plus que
sérieux et concentré surtout lorsqu'il s'agit de fustiger l'action du gouvernement et du président Sarkozy. Car, si mardi dernier, la droite n'a pas dit un mot sur la politique
nationale, la gauche ne se prive pas de politiser ce scrutin local. Estimant même que Michel Thiollière est comptable des décisions gouvernementales.
Véronique Miot
vmiot@leprogres.fr
La liste de rassemblement de la Gauche
Maurice Vincent (PS), universitaire économiste ; Françoise Gourbeyre, directrice
artistique ; Jean-Louis Gagnaire (PS), député, vice-président de la Région ; Marie-Odile Sasso (PS), conseillère municipale, consultante en ressources
humaines ; Alain Pecel (PC), conseiller municipal et général, technicien ; Nadia Semache (PS), assistante sociale ; André Friedenberg
(PRG), conseiller régional et municipal ; Julie Laval (MJS-PS), étudiante ; Michel Coynel (PS), ouvrier technicien métallurgiste ; Véronique
Naegelen (PC), animatrice socio-culturelle ; Florent Pigeon (PS), directeur d'un laboratoire de recherche ; Myriam Ulmer (PS), assistante
sociale ; Jean-Claude Bertrand (PS), Conseiller municipal et général, médecin, directeur du SAMU ; Geneviève Albouy (PRG), profession libérale, conseil
développement durable ; Yves Ravel (PC), sapeur pompier ; Janique Postel (PS), agent d'assurances ; Ahmed Berkoun (PS), directeur
général d'un organisme d'aménagement ; Jacqueline Neyme (PS), documentaliste ; Joseph Ferrara (PS), dirigeant d'entreprise ; Joëlle
Perroux (A gauche autrement), cadre secteur social ; Jacques Stribick, dirigeant d'entreprise ; Nora Khennouf, professeur de lettres et
d'histoire ; Daniel Sabot (PS), conseiller prud'homme ; Florence Gasparic, (PS) secrétaire médicale ; Norbert Nitcheu (PS),
informaticien ; Pascale Virard (PS), infirmière ; Pierre Fayol-Noireterre (PS), cadre marketing ; Maryse Bianchin (PC), agent
d'entretien ; Rachid Messad (PRG), professeur d'économie ; Marie-Anne Sable, secrétaire juridique ; Georges Ryz (PS), commerçant ;
Farida Bacha (MRC), courtier en assurance ; Philippe Rayé (PS), délégué général d'une fédération d'éducation populaire ; Marie-Hélène
Faure (PS), employée de commerce ; François Mehl (A gauche autrement), formateur en communication ; Angéline Duboeuf (PRG), professeur des
écoles ; André Dancert (PS), documentaliste ; Lilette Volle (PC), laborantine ; Christian Celette, professeur ; Paulette
Millet (PS), retraitée ; Georges Pruvost (PC), principal de collège ; Julie Poinot (PS), auxiliaire EN ; François Veyssière
(PS), responsable STAPS ; Isabelle Roux, assistante éducative ; Lionel Massardier (MRC), conseiller clientèle ; Marie-Claude Planson
(PS), conseillère régimes de retraite ; Marc Boyer (PS), retraité enseignement privé ; Cécile Saczka (PS), professeur des écoles ; Patrick
Bignozet (PS), policier à la retraite ; Marie-Hélène Thomas (PC), contrôleur de travaux ; Gilles Rossary-Lenglet (PS), commerçant ;
Augustina Martinez, agent du patrimoine ; Pierre Gonzalvez (PS), conseiller en recrutement ; Samia Degache (PS), infirmière ;
Luc Chanal (PC), technicien ; Mireille Brun, retraitée éducation nationale ; Bruno Clémentin, administrateur de journal ;
Christine Cauët (PS), Conseillère générale, avocate ; Régis Juanico (PS), député, conseiller général.
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